La démocratie contre la culture - Causeur
Non, Madame Levy,ne faites pas de Renaud Camus votre élément sulfureux de notre société,votre parti pris mixo- politico n 'est regrettablement que trop évident évident!
Avant-gardiste et réactionnaire, classique et scandaleux, sulfureux et branché, Renaud Camus a entrepris de sauver les Délicatesses du français contemporain. Le culturel triomphe mais la culture meurt sous les coups de l’hyperdémocratie. Diariste échevelé, avant-gardiste et réactionnaire, Renaud Camus repart au combat contre les “Niveau-montistes” et autres “Amis du Désastre”, complices hébétés de La grande déculturation. Les vigilants s’énervent et glapissent : “Camus est raciste !”
Renaud Camus:
"la culture, c’est la claire conscience de la préciosité du temps. "
Comme l’a fait remarquer très justement Gomez Davila, entre les riches et les pauvres, la seule différence aujourd’hui, c’est l’argent.
l’hyperdémocratie, donc, échouant, comme il était prévisible, à amener les masses au niveau de l’ancienne classe cultivée, s’est assurée par compensation que les héritiers de l’ancienne classe cultivée soient aussi incultes que les masses : grande victoire de l’égalité, triomphe de l’énorme classe centrale, prolétarisation générale.
La culture est certes patrimoine, mais si elle n’était que cela elle aurait tôt fait de mourir.
La transformation-renversement de sens du mot culture est à peine moins radicale, puisqu’il est chargé de signifier à présent industrie culturelle, loisirs, divertissement, temps libre, carnet mondain, etc
Admettons que les Beatles ne valent pas Mozart, mais pourquoi ? Existe-t-il critère “interne” qui permettrait de distinguer le beau et le grand du mineur et du vulgaire ? L’inépuisabilité ? Et pardon pour ce mot affreux. L’art nous dépasse de toute part, il n’est jamais notre contemporain (pas même l’art contemporain, quand il est grand).
A cette question de E. Levy ,je me contenterai de répondre:
il y aucune chance , au moins de faire la confusion entre chansonnette et art musical, lorsque l 'oreille a découvert,attentive , et ce, sur un temps assez long ,
( grace au travail et non à la facilité) ,
ces créations et leurs différentes interprétations de par le monde,
Dieu merci ,les diverses sonates, opéras, impromptus et autres formes musicales n ' ont jamais eu un territoire limité, et les japonais aussi bien que les italiens et autres populations ont pu en être les interprètes , pour le bonheur de chacun.
Pour Maurras, la religion était le moyen de maintenir un certain ordre social. Assigneriez-vous la même mission à la culture ?
Oh la barbe avec Maurras ! Maurras vous-même !
À part ça la réponse est non. La culture est un précieux instrument de desserrement du lien social. Elle enseigne à vivre à contretemps, à échapper au mimétisme, à aller voir des tableaux au musée d’Agen, et pas au Grand-Palais un jour de semaine quand Télérama et le “20 heures” ont décrété qu’il fallait s’y précipiter ; à visiter des châteaux déserts et silencieux le jour de la Fête de la Musique. Elle sert à forger cette chose si rare, des individus.
Moi j 'associe votre attitude à du "harassement "culturel ;si vous aviez été une artiste, vous sauriez faire la différence entre travail créatif et propaganda artistique
wysiwyg