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jeudi 18 septembre 2008

Ce que le jour doit à la nuit

Le nouveau Yasmina Khadra - UltraSensiBlog Bienvenue sur le site des Editions Julliard Interview croisée de Malek Bensmaïl et Yasmina Khadra - bibliosurf.com Un bonheur à la hauteur de mon amour partagé de l ‘Algérie avec Yasmina Khadra Je viens d’ écouter son interview sur France culture. Il est né en 1955, un an après que le ciel d’ Algérie ait sonné notre glas. Son père rejoindra les rangs de l ‘ALN en 1956 . En septembre 2008, il y a longtemps que notre passé algérien a déménagé. Nous partageons de tout cœur avec l ‘enfant de notre pays, les mêmes visions enchantées de notre terre de naissance . Les déclarations de cet homme me vont droit au cœur, , ils parlent de nous comme peu de français métropolitains aujourd ‘ hui osent le faire :oui, il parle des vieux pieds-noirs avec bienveillance, il voudrait qu ‘ ils se sachent algériens avant de quitter définitivement l ‘ exil. « La méconnaissance renforce les remparts dit – il » c’est aux gauchos-français que s’adresse cette belle assertion. Yasmina Khadra n ‘est pas un homme de haine.C’est ainsi que je le ressens, dans le ton de sa voix, sur son visage , (vidéo) - -« Je me bats pour que les pieds –noirs restent algériens , Je voudrais que les vieux pied- noirs ne meurent pas sans qu’ il y ait eu un signe d’ amitié » - plus loin : « Ces deux communautés qui avaient un amour fou pour un même pays » « Un déchirement »et encore : «La vraie patrie de ce livre c’est la mémoire » Merci Monsieur Khadra de cette offrande, lier dans un sentiment communautaire Tous ceux qui n e sont jamais vraiment partis de chez eux . EXTRAIT DU CHAPITRE 8 de « Ce que le jour doit à la nuit » J’ai beaucoup aimé Rio Salado – Fluman Sulsum, pour les Romains ; El Mellah, de nos jours. D’ailleurs, je n’ai pas cessé de l’aimer, incapable de m’imaginer en train de vieillir sous un ciel qui ne soit pas le sien ou de mourir loin de ses fantômes. C’était un superbe village colonial aux rues verdoyantes et aux maisons cossues. La place, où s’organisaient les bals et défilaient les troupes musicales les plus prestigieuses, déroulait son tapis dallé à deux doigts du parvis de la mairie, encadrée de palmiers arrogants que reliaient les uns aux autres des guirlandes serties de lampions. Se produiront sur cette place Aimé Barelli, Xavier Cugat avec son fameux chihuahua caché dans la poche, Jacques Hélian, Perez Prado, des noms et des orchestres de légende qu’Oran, avec son chiqué et son statut de capitale de l’Ouest, ne pouvait s’offrir. Rio Salado adorait taper dans l’œil, prendre sa revanche sur les pronostics qui l’avaient donné perdant sur toute la ligne