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lundi 10 août 2009

adiós Mama

adiós Mama

Voilà je suis bien parce que je viens d e m ' enfiler 3 verres de vin blanc

Après avoir passé une heure et demi avec ma mère dans sa maison de retraite .

Nous avons écouté ensemble ou plutôt j 'ai mis sur en marche une Fantasiestücke de Schumann .

je lui tiens la main , pauvre main sans chair , des os ,et un serrement un peu plus appuyé dans les passages si fluides du morceau où je pleure en regardant son visage éteint .

Ses yeux avaient avaient été si brillants si grands, aujourd'hui h ui ,ternes enfoncés dans un teint de terre .

Sa tête va et vient :

-« on ne comprend pas la vie quand on meurt »

Maman je t 'ai méconnue et pourtant combien de fois t 'ai-je opposé ma suffisante compréhension de choses avec insolence et arrogance ?

Maman!

-« Tu sera soulagée quand je ne serai plus là »

Dans son pauvre et faible discours il y a l 'alternative de la maitrise mentale et de quelque chose qui dérape .

elle me parle d' une femme décédée depuis belle lurette qui aurait eu une fille qui...

je ne peux faire autrement que de sangloter ;

On n’admire jamais assez. Pour rien, ou presque. Car rien ne vaut l’admiration gratuite, que l’on n’ose dire désintéressée tant elle manifeste parfois de gratitude.

« Lorsque l’hommage dit l’essentiel, et qu’on ne se sent pas d’ajouter des mots aux mots, on s’en tient là. «

  • Philippe comment appelles- tu cette association , cette suite ?

  • - un égarement dans la douleur ;

  • Pourquoi suis-je si proche de ces trois textes ? Compassion avec ceux qui souffrent, au moment oû je me sens isolée?

  • Oui, tu es la plus fragile des deux.

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