http://www.philippebilger.com/blog/2010/01/camus-dans-notre-panthéon.html
« Camus, lui, n'a jamais eu besoin de jouer la comédie de l'être sensuel et spontané parce qu'il l'était. Il n'a jamais présenté comme un tour de force le fait d'être un vivant, de rire ou de s'abandonner à l'immédiateté des sentiments que le jour et la nuit suscitent. Il ne récite pas sa leçon sur l'existence. Comme on comprend qu'il ait été l'un des rares, peut-être le seul, à résister aux attraits de Simone de Beauvoir dans l'environnement de celle-ci ! Il devait sentir le gouffre qui séparait une allégresse authentique d'une joie apprise, la spontanéité du corps d'une sexualité programmée, sa nature de sa culture, le soleil de sa représentation. On ne mesure jamais assez, dans les antagonismes qui font date, le poids des humeurs personnelles et l'antipathie des instincts. »
Philippe Bilger
Camus le pied-noirParmi les litanies éclairées,parmi ces chants qui ne parlent que de leur soi-même,se justifiant par des citations érudites
Mieux que personne ,Philippe Bilger a su rendre Camus à Camus.
Surtout en peu de lignes, cet homme du Nord ,nous tend la main , nous délivre de cette poche de désespoir où contenus ,confinés ,ternis depuis notre retour d'Algérie , nous voilà enfin associés à l 'Homme du soleil,
l 'Homme révolté, sans avoir à justifier notre amour éperdu pour cette Algérie conspuée par les Badiou , les Sartre, ces élites asexuées .
Ont -elles jamais gouté la Méditerranée de nos rives sur leur peau ?La nudité des corps dans l 'embrasement d' une journée sur nos plages ?
Ont -elles eu ces approches des filles de chez nous?
Tout ce patrimoine de l ' homme Camus .







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