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lundi 17 mai 2010
Histoire de ma vie de Fadhma Aïth Mansour Amrouche
Histoirede ma vie de Fadhma Aïth Mansour Amrouche
Taddert- ou- Fella , le nom de l 'enfance , un ressac , un sceau .
J' ai lu ce livre avec une affection , un intérêt constant jusqu ' à la dernière ligne .
On découvre une femme kabyle , chrétienne née en Algérie , en Haute Kabylie, à Taourirt Moussa ,qui va vivre toute une vie exilée, soit par sa religion, soit par la langue , soit par sa nationalité et finalement par la politique , puisque c'est dans un village perdu en France
qu 'elle finira ses jours .
Fadhma Aïth Mansour Amrouche fut une petite fille courageuse,
-« Quand les Pères nous affirmaient que seuls ceux qui étaient baptisés allaient au ciel, je ne les croyais pas ».
- « 1897 de ce jour , je voulus chasser de ma mémoire tout vernis d e civilisation ;puisque les Roumis nous avaient rejetées, je me résolus à devenir kabyle ».
puis une jeune fille fière et enfin une femme responsable, équilibrée, luttant comme un soldat pour élever une famille dans la dignité et le respect des autres , puisque c'est de nos jours , le maitre – mot qui frétille sur toutes les ondes .
Je ressens le besoin impérieux de parler de ce livre, de cette femme, dont la vision qui s' impose est maintenant la « patience de vivre »une image qui s'étire en plusieurs dimensions:
Fadhma Aïth Mansour Amrouche fut une écrivaine, une poétesse , une prenante de la vie ,avec un regard attendri sur la beauté des fleurs, du ciel, des oiseaux qui chantent pour elle .
Dans son récit , une absence de paroles inutiles, un discernement inattendu chez une très jeune fille bien éloignée de cette actuelle flopée d' adolescentes ignorant leur médiocrité .
Puis la femme épuisée, mission accomplie: pas un détail de sa vie qui ne soit un excès, un geste ou une pensée qui ne soit négligeable,mais surtout une leçon d 'écologie du plus haut niveau , qui vaut bien à elle toute seule tous les « Grenelles de l 'Environnement ».
Comment peut -on élever des enfants, continuer à avoir tant de désirs superflus, dans nos vies
confortées par des lois, des oraisons de même nature que la perte d' un modeste mur de parpaing devienne la tragédie du siècle ?






