À ma mère
Le vingt et unième siècle me voit dans mon essence.
Je suis la fille de ma mère.
Je n’en finissais pas d’en mourir sur mes toiles sans pouvoir jamais voir éclore le jour.
Je naquis à trente six mille kilomètres de chez moi.Mon origine jaillit comme un geyser;soudain mes liens essentiels avec ma terre de naissance rendirent fécondes mes heures de méditation sur l'art.
J’émergeais d’une bouillie où j’avais fait comme si j’étais celle que j’avais fabriquée.
Là,je plongeais en larmes,avec ivresse et reconnaissance,car dans le même temps je devenais le peintre du futur de l'Algérie indépendante.
Je me reconnaissais dans ces jeunes peintres algériens du nord,du sud,dans le désordre des temps et des lieux.
stat
mardi 4 octobre 2011
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